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France : le budget français de 2026 menace de dissolution du Parlement et élections anticipées

Les dissensions politiques continuent d’ébranler successivement les gouvernements français depuis plus d’un an, dans un contexte de crise financière croissante et d’incapacité à faire adopter le budget 2026 dans les délais impartis, ce qui a conduit à l’adoption d’une loi spéciale afin de garantir la continuité du fonctionnement de l’État et des administrations publiques.

Le budget de la France pour 2026 est toujours bloqué à ce jour, alors qu’il aurait dû être adopté « constitutionnellement » avant le début de la nouvelle année. Des indications laissent même penser que le pays pourrait rester sans budget durant le premier trimestre de l’année en cours.

La ministre française du Budget, Amélie de Montchalin, a averti ce dimanche de la possibilité de reporter l’adoption du projet de loi de finances pour 2026 à après les élections municipales prévues en mars prochain, si les députés de l’Assemblée nationale française (le Parlement) renversent le gouvernement de Sébastien Lecornu par une motion de censure la semaine prochaine.

Amélie de Montchalin a déclaré, dans une interview accordée à France Télévisions : « Si le gouvernement tombe, je peux vous confirmer qu’il ne sera pas possible d’adopter le budget avant les élections municipales. »

Les déclarations de Mme de Montchalin interviennent après la circulation d’informations faisant état d’une décision potentielle du président français, Emmanuel Macron, de dissoudre l’Assemblée nationale et de convoquer des élections anticipées si l’opposition parvient à faire tomber son gouvernement par un vote de censure. Dans ce contexte, le journal français Le Monde a révélé, citant une source gouvernementale, que le Premier ministre, Sébastien Lecornu, a demandé au ministre de l’Intérieur, Laurent Nuñez, d’étudier les préparatifs en vue de l’organisation d’élections législatives anticipées en même temps que les élections municipales prévues les 15 et 22 mars prochains. Cette initiative fait suite à l’annonce du Rassemblement national et de La France insoumise de déposer deux motions de censure distinctes contre le gouvernement, qui seront examinées mardi et mercredi.

Les dissensions politiques continuent d’ébranler successivement les gouvernements français depuis plus d’un an, dans un contexte de crise financière croissante et d’incapacité à faire adopter le budget 2026 dans les délais impartis, ce qui a conduit à l’adoption d’une loi spéciale afin de garantir la continuité du fonctionnement de l’État et des administrations publiques.

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