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Le chercheur à l’Université de Séville (Espagne), Bachir Mohammed Lahcen, à Echorouk : Le régime marocain, un maillon clé de l’influence de l’entité sioniste en Afrique
Le Royaume a mis tous ses œufs dans le panier israélien… un avertissement pour la région
Tel-Aviv révèle de nouveaux accords militaires et sécuritaires avec Rabat
Malgré la colère populaire massive au sein du Royaume du Maroc, née de la position honteuse de Rabat sur la question palestinienne, le palais alaouite poursuit ses politiques en totale contradiction avec les aspirations du peuple marocain, en s’engageant plus que jamais dans le renforcement de ses relations avec l’entité sioniste, au moment même de la témérité sioniste à Gaza ainsi que dans les régions arabe et islamique.
Alors que les vies d’innocents continuent d’être fauchées à Gaza, au sud du Liban et en Syrie par la machine militaire sioniste, le régime marocain ne voit aucun inconvénient à renforcer ses relations avec cette entité usurpatrice. Rabat a tenté de dissimuler cette réalité, mais Tel-Aviv, fidèle à ses habitudes, a refusé de maintenir ce rapprochement derrière des portes closes et a décidé de mettre le palais alaouite à nu à travers un communiqué rendu public.
Dans ce cadre, l’armée de l’entité occupante a annoncé la clôture des travaux de la troisième réunion de la commission militaire conjointe avec le régime marocain, tenue à Tel-Aviv sous la supervision des directions de la planification et des relations extérieures de l’armée sioniste, avec la signature du plan d’action commun pour l’année 2026. Une annonce à laquelle le palais alaouite a opposé un silence total.
La source a révélé plusieurs réunions tenues la semaine dernière dans la capitale de l’entité sioniste, réunissant des représentants de l’armée marocaine, ainsi que l’organisation de visites d’unités de l’armée sioniste, des industries de défense et d’unités militaires. Des séminaires de discussion stratégique ont également été organisés, portant sur le renforcement des capacités d’un point de vue stratégique, en plus de l’examen des objectifs communs de coopération entre les deux armées expansionnistes. Ces rencontres interviennent cinq ans après la normalisation des relations politiques, militaires, sécuritaires et diplomatiques entre le régime marocain et l’entité usurpatrice, dans le cadre de ce qui est connu sous le nom des « Accords d’Abraham ».
Cette étape honteuse s’ajoute à de nombreuses autres stations du train de la normalisation entre Rabat et Tel-Aviv, lancé ouvertement en décembre 2020. La dernière station notable remonte toutefois à la fin novembre 2021, lorsque le régime marocain a signé avec son homologue sioniste un accord de coopération sécuritaire lors de la visite au Maroc du ministre de la Défense de l’entité à l’époque, Benny Gantz, visite suivie d’échanges de visites militaires entre les deux parties.
Commentant cette position honteuse du palais alaouite, Bachir Mohammed Lahcen, chercheur à l’Université de Séville en Espagne, estime que ce qui s’est produit était prévisible de la part de deux régimes partageant de nombreux points communs.
Commentant cet événement, le chercheur a déclare à Echorouk : « C’était prévisible, car il s’agit de deux régimes occupants des terres d’autrui, et tous deux nourrissent des ambitions expansionnistes dans les pays voisins. Ils partagent également le fait de ne pas avoir de frontières clairement définies, s’étendant chaque fois que l’occupant en a la possibilité. »

« Cette coopération révèle que le régime marocain est devenu un maillon central de l’influence de l’entité sioniste en Afrique, en particulier en Afrique du Nord », soulignant que « le régime du Makhzen croit qu’en mettant tous ses œufs dans le panier de l’entité sioniste, il lui garantira une supériorité militaire, mais en réalité, il se berce d’illusions »,ajoute-t-il.
Le chercheur de l’Université de Séville tire la sonnette d’alarme face à l’infiltration de l’entité sioniste dans la région maghrébine à travers le rôle fonctionnel confié au régime marocain, déclarant : « C’est un avertissement pour les peuples et les pays de la région, car cette coopération constitue un danger réel pour l’ensemble de la région. Cette démarche justifie la poursuite de la fermeture des frontières algéro-marocaines et légitime la vigilance ainsi que les programmes d’armement engagés par l’Algérie pour défendre son territoire et préserver sa souveraineté face à cette menace dévastatrice. »
La poursuite par le régime marocain de l’adoption du rôle d’État fonctionnel dans la région maghrébine est susceptible d’entraîner « des répercussions sur les relations algéro-marocaines, car l’Algérie est connue pour ses positions historiques en faveur du peuple palestinien et son rejet de toute forme de normalisation, tandis que le régime du Makhzen suit une direction totalement opposée, marquée par la soumission et la complaisance envers l’entité usurpatrice ».
Bachir Mohammed Lahcen a conclu en rappelant que tous les pays arabes ayant normalisé leurs relations avec l’entité usurpatrice « n’ont tiré aucun bénéfice, que ce soit l’Égypte, la Jordanie, la Mauritanie (par le passé), ou même les pays ayant récemment normalisé », faisant référence aux Émirats arabes unis, au Royaume de Bahreïn, ainsi qu’au régime marocain.


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